" Le triangle fatidique est peut-être l'ouvrage le plus ambitieux jamais écrit sur le rôle déterminant des Etats-Unis dans le conflit entre le sionisme et les palestiniens. C’est un exposé tenace de la corruption, de l'avidité et de la malhonnêteté intellectuelle des humains. C’est également un grand livre et un livre important qui doit être lu par tous ceux qui se soucient de la chose publique. " (Extrait de la préface d'Edward w. Saïd) Enfin publiée en français, voici l'œuvre majeure de Noam Chomsky à propos de l'implication des Etats-Unis dans le conflit israélo-palestinien. En appuyant sa réflexion sur un travail de recherche colossal, toujours aussi rigoureux et complet, Chomsky démolit le récit officiel. il s'attaque à toute une série de mythes : la démocratie israélienne, la bienveillance de l'occupation, l'absence de racisme contre les arabes en Israël, le terrorisme palestinien, la paix pour la Galilée, etc. , et les met en pièces avec un barrage de contre-exemples. Ecrit à la manière ironique et impitoyable de Chomsky, voici le livre le mieux documenté pour expliquer cette crise qui semble insoluble.
When Joe Trippi signed on to manage Howard Dean's 2004 presidential campaign, the long-shot candidate had 432 known supporters and $100,000 in the bank. Within a year, Trippi and his energetic but inexperienced team had transformed the most obscure horse in the field into a front-runner, creating a groundswell of 640,000 people and raising more money than any Democrat in history -- more than fifty million dollars -- mostly through donations of one hundred dollars or less. This is the story of how Trippi's revolutionary use of the Internet and an impassioned, contagious desire to overthrow politics as usual grew into a national grassroots movement and changed the face of politics forever. But it's also more than that. It's about how to engage Americans in real dialogue, how business leaders, government leaders, and anyone else can make use of the most revolutionary idea to come along since man first learned to light a fire. No ... not the Internet. Or computers. Or telecommunications. Democracy. For those who thought the Dean campaign ended with a screaming speech in an Iowa ballroom, this book is a wake-up call. Joe Trippi explains how -- right now -- Internet democracy is trans forming every aspect of American life by evenly distributing power. He reveals innovations that are on the horizon, which companies are poised to become first-movers in this new era, and which are in danger of being left behind. From his behind-the-scenes look at Dean's shocking rise and fall to his "seven inviolable, irrefutable, ingenious things your business or institution or candidate can do in the age of the Internet that might keep you from getting your ass kicked but then again might not," Joe Trippi offers an inspiring glimpse of the world we are becoming. And he shows how power, in the hands of all of us, changes everything. Joe Trippi worked on his first presidential campaign for Senator Edward M. Kennedy in 1980. His work in presidential politics continued with the campaigns of Walter Mondale, Gary Hart, Richard Gephardt, and most recently, Governor Howard Dean.Trippi has worked on more than one hundred campaigns and has helped elect city attorneys and governors, mayors and senators. In the 1990s, Trippi's lifelong fascination with technology led him to work with a number of high-tech companies, including Wave Systems, Progeny Linux Systems, and Smart Paper Networks. He currently heads the multimedia consulting firm Trippi and Associates. Trippi appears regularly on MSNBC as an election analyst and commentator and has been profiled in GQ, Fast Company, The New Republic, and The New York Times Magazine. The father of three, he lives with his wife, Kathleen Lash, and their terrier, Kasey, on the eastern shore of Maryland.
II n'est pas de révolution sans socialisme, ni de socialisme sans révolution. L'équivalence du socialisme et de la révolution est un des lieux communs de l'Histoire: Equivalence théorique pour les non socialistes, théorique et pratique pour les socialistes. Le socialisme donne à la révolution un sens qu'elle n'aurait jamais eu sans lui, il ne l'invente que pour la faire. La définition la plus simple du socialisme - la fin de l'exploitation de l'homme par l'homme est aussi la plus complète et la plus ambitieuse. C'est celle d'une conception du monde dont la cohérence est le fait d'une méthode, d'une pratique et d'une interprétation indissolublement liées entre elles. Cette conception du monde est une conception politique ; elle implique l'unité de la pensée et de l'action. C'est de cela qu'il s'agit ici. A une heure qui est pour la France celle d'un choix historique, ces clefs pour le socialisme sont aussi des clefs pour l'avenir.
Selon Gramsci, " il y a crise quand le vieux ne meurt pas et quand le neuf ne veut pas naître ". Le vieux monde ne veut pas mourir : de la guerre d'Algérie qui cristallisa son engagement politique à la nouvelle crise du capitalisme, en passant par mai 1968, Jean-Pierre Chevènement, aujourd'hui député de Belfort et, aux côtés de François Mitterrand, l'un des responsables du P.S., retrace l'itinéraire des batailles livrées pour que le " neuf " puisse naître. Une étape essentielle dans ce combat a été la signature du Programme commun dont le CERES (Centre d'Etudes, de Recherches et d'Education Socialistes) fut dès sa fondation un ardent protagoniste. Il analyse la crise actuelle du monde capitaliste et les perspectives ouvertes à l'unité populaire en Europe. Enfin, aspect le plus attendu, voici une réflexion sur l'autogestion, anticipation du " neuf ", de ce que peut être un socialisme à la française dans le dernier quart du xxe siècle. Mouvement global de la société qui transforme et recompose toutes les institutions, l'entreprise, l'Etat, l'école, la famille, la commune, l'autogestion est la perspective dans laquelle doit s'inscrire le Programme commun pour changer la vie.
L'Identité de la France. Espace et Histoire n'est pas une histoire de France parmi beaucoup d'autres... C'est l'oeuvre finale de l'un des plus importants historiens français du XXe siècle. Braudel, qui avait surtout promené sa plume autour de la Méditerranée, ressentit le besoin ultime d'appliquer à sa terre natale les méthodes qui avaient fait le succès de la "nouvelle histoire". Tout y est, même si le projet demeure inachevé : la recherche des permanences sur la longue durée, la convocation féconde de toutes les sciences humaines pour analyser un sujet, la France, que l'auteur dit "aimer avec passion". Le style vif et plaisant transforme la lecture en promenade à travers les siècles. Cette étude des cycles longs aboutit à un constat de "diversité" qui vaut autant pour l'histoire que pour la géographie du pays. Véritable introspection testamentaire, le tableau de ces Frances successives délivre non seulement les clés de la compréhension d'une grande nation, mais aussi de la méthode d'un historien qui a fait école. --Stéphane Pares --Ce texte fait référence à l'édition Broché . Présentation de l'éditeur Les deux volumes formant le second volet de L'identité de la France - Les Hommes et les Choses - s'organisent autour de deux thèmes, étudiés dans la longue durée : la démographie, l'économie. Le premier volume, à partir essentiellement du critère du nombre des hommes, considère la France dans ses cadres chronologiques majeurs. Ainsi, apparaissent une série de France successives, différentes et semblables, heureuses ou tourmentées, favorisées ou défavorisées, au gré des fluctuations longues qui ont, au fil des siècles, agité les masses vivantes de notre Histoire. Cette relecture systématique du passé de la France est menée des lointaines périodes de la Préhistoire jusqu'à nos jours. Avancées et reculs, essors et rechutes se sont succédés de la Gaule celtique au milieu du XIVème siècle jusqu'à l'énorme cataclysme démographique de la Peste Noire et de la guerre de Cent Ans, qui, de 1350 à 1450 environ, fit disparaître la moitié ou plus de la population. Cette cassure coupe de façon brutale notre histoire. Malgré les famines, fréquentes encore jusqu'au XVIIIe siècle, malgré les guerres, certaines si meurtrières, la France ne connaîtra plus de catastrophes comparables. Une ère démographique nouvelle assure désormais une montée de la population, plus ou moins hâtive, plus ou moins régulière, avec ses pannes et ses regressions momentanées, mais qui ne s'est plus interrompue depuis cinq siècles. Les problèmes de la France d'aujourd'hui ont d'autres noms : la dénatalité, générale en Europe mais amorcée chez nous beaucoup plus tôt que chez nos voisins - une originalité à expliquer -, et l'immigration, problème brûlant.
Conçu en pleine débâcle de la Seconde Guerre mondiale, ce livre offre une analyse détaillée du Pouvoir, ce Minotaure, sous tous ses aspects : sa métaphysique, son origine, sa nature, sa croissance. Bertrand de Jouvenel y exprime sa colère contre l'absurdité de la guerre et des pouvoirs qui l'ont engendrée et essaie de mettre à jour les constantes de tout pouvoir politique. Cette longue réflexion sur les rapports Guerre-Pouvoir-Etat aborde les grands problèmes de la philosophie politique : formes des pouvoirs, droit, liberté, sécurité, ordre, etc. Un ouvrage classique de la pensée politique moderne.
Près de 5 000 pages, 103 collaborateurs, 133 articles... Si l'aspect monumental des Lieux de mémoire impose le respect, il ne doit pas cependant donner le vertige au lecteur. À l'origine du projet, Pierre Nora voulait établir un inventaire des lieux où s'est incarnée la mémoire nationale dans sa dimension symbolique. L'ensemble se présente donc comme une étude de cas, évitant les généralités abstraites. Les auteurs nous dévoilent les sources du succès d'oeuvres que leur aspect patrimonial avait fini par rendre exemptes d'interrogations (les monuments aux morts, le drapeau bleu blanc rouge, La Marseillaise...). Tout l'intérêt de ce travail d'historiens est de nous prouver que la mémoire collective fonctionne selon des principes qui n'ont rien de commun avec la critique historique : le souvenir fonde un lien d'identité plus qu'il ne restitue le passé. Cette perspective novatrice a été féconde. Au projet initial sont venues s'ajouter des contributions multiples. Le résultat est passionnant. --Stéphane Pares
Depuis le XVIe siècle, la question hante tous les Français. D’abord parce qu’elle les contraint à s’interroger sur leur origine même - Germains ou Gaulois ? Et quelle royauté en découle, ce qui suppose de s’interroger sur la légitimité et la nature de ses pouvoirs. A l’enjeu juridique se mêlent des préoccupations sociales et politiques : l’origine des distinctions et des privilèges de la noblesse, controverse derrière laquelle se profile l’affrontement séculaire entre prétentions de la papauté, du Saint Empire romain germanique et de la monarchie. Faut-il insister sur la continuité romaine ou la rupture germanique et, dans ce cas, admettre la suprématie d’une autre "race" avec les conséquences nationalistes que l’on imagine au XIXe et XXe siècles ? Il ne manque même pas les enjeux culturels avec la place accordée (ou non) au Moyen-Age et cet art "gothique" présenté comme barbare.
Le très petit nombre des travaux consacrés à l'histoire de l'Etat français contraste singulièrement avec la vigueur des jugements qui s'expriment à son propos. D'où le décalage : l'Etat comme problème politique, ou comme phénomène bureaucratique, est au coeur des passions partisanes et des débats philosophiques tout en restant une sorte de non-objet historique. Ce quasi-vide, Pierre Rosanvallon a voulu commencer à le combler dans cet ouvrage, qui est à la fois bilan et programme. Bilan, il propose une première synthèse des travaux disponibles et offre une vaste bibliographie commentée. Programme, il dessine un nouveau cadre conceptuel pour comprendre l'histoire de l'Etat.
L'Histoire de la philosophie politique de Leo Strauss et joseph Cropsey est apparue dès sa première édition en 1963 comme une introduction sans égale aux philosophes les plus importants de la tradition occidentale depuis l'Antiquité grecque jusqu'au XXè siècle. Écrit par des spécialistes reconnus, ce volume a constitué depuis un modèle du genre. Trop de discours contemporains ont prétendu juger des oeuvres du passé en supposant, explicitement ou implicitement, consciemment ou inconsciemment, que les oeuvres du présent sont plus vraies que celles du passé, ou que le point de vue de l'historien d'aujourd'hui est d'une certaine manière supérieur à celui de l'écrivain du passé sur lequel il se penche. L'enseignement de Leu Strauss va en sens inverse : au lieu de cultiver cette prétention typiquement moderne, il nous pousse à rechercher le sens originel, perdu ou oublié, des textes de la philosophie politique. C'est cette exigence qui est ici mise en oeuvre à l'échelle de toute l'histoire de la philosophie politique depuis Thucydide jusqu'à Heidegger. Et cette perspective modifie profondément les interprétations couramment acceptées de ces textes. En outre, en faisant l'hypothèse, quelque part scandaleuse, ou « immorale » pour nous, selon laquelle le sens profond d'un écrit n'est pas nécessairement explicite, il stimule vigoureusement la vigilance intellectuelle du lecteur, l'oblige à penser avec un sérieux et une exigence renouvelés. Et, paradoxe peut-être, derrière ce travail d'érudition immense, c'est la passion de la vérité, le sens de l'homme au sens le plus élevé qui transparaissent. Il s'agit peut-être tout simplement de la remise en oeuvre d'une manière classique de faire de la philosophie. Leo Strauss aurait sans doute simplement parlé d'une manière socratique. Les auteurs de ce volume cherchent à pousser le lecteur à comprendre l'oeuvre de chaque philosophe comme il la comprenait lui-même et non pas en premier lieu comme un fait d'histoire intellectuelle ou sociale. Les éditeurs soulignent que les interprétations proposées dans ce volume ne cherchent aucunement à remplacer la lecture soigneuse des textes examinés. Elles visent plutôt à pousser le lecteur à se plonger dans les textes en question et à les méditer. - OLIVIER SEDEYN.
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