#BEZIERS2026 : « Les élections municipales n’ont pas eu lieu ! » #BEZIERSMACITE - 31 mars 2026

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Bilan et Perspectives
Campagne ratée, la campagne des municipales 2026 de Béziers a été d’une tristesse infinie.
Quel dommage !
Plusieurs éléments de contexte (A) doivent être mentionnés avant de tirer un bilan propre à chaque candidat (B). Nous tenterons enfin une conclusion d’avenir pour Béziers.
A – Plusieurs éléments de contexte :
Le contexte international a totalement parasité la fin de campagne alors que des mois durant la perspective d’une possible dissolution parlementaire laissait planer le doute sur un calendrier électoral bouleversé.
Ce contexte a encouragé la recherche de stabilité contre le changement.
Dans ce contexte défavorable à toute alternance, tous les candidats n’ont pas démérité. Des surprises doivent être notées.
B - Bilan propre à chaque candidat :
Robert Menard, maire sortant, a mené une campagne à compter du mois de septembre 2025, erratique et d’abord inquiète. Il aura fallu attendre le dépôt des listes fin février 2026 pour que le maire – soulagé - improvise une campagne courte, cohérente, accélérée … avec cette communication agressive dont il a seul le secret.
M. Menard n’a pas de cerveau politique. Lucide, il le sait. Il est en revanche un communicant de qualité rare doté d’une intuition exceptionnelle. Sa campagne de communication a été d’une très grande qualité, démagogique à souhait, surfant sur une réalité fictionnée en parfaite adéquation avec une opinion formatée par les télévisions d’information en continue et … les réseaux sociaux.
Aucun candidat n’est venu l’affronter sur ce terrain de communication où il a su entrainer la plupart des Biterrois depuis des années. Ceux-ci ont eu le tort de croire que cette communication foncièrement antipolitique annonçait un saut dans la modernité démocratique, et de remercier Robert Menard pour ce progressisme régressif.
Le bilan de Robert Menard s’est affiché en plein succès dont les plus épatants – la rénovation du centre urbain - sont largement de l’ordre de l’héritage, projets légués par la municipalité précédente. Sa politique sécuritaire – démagogique et au bilan discutable - accompagnée d’une communication exceptionnelle a fini par alimenter un théâtre d’ombres flattant l’égo blessé des biterrois. Robert Menard est doté d’une intuition psychologisante rare. Cela ne constitue pas une politique.
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Thierry Mathieu aura mené une campagne foncièrement politique, classique et réussie. Le travail de terrain de plusieurs mois, la constitution d’une liste de personnalités appréciées, la déclinaison de thèmes travaillés constituent autant d’atouts de qualité.
Le candidat réunissait plusieurs qualités – jovialité, proximité, capacité au dialogue – et un niveau de technicité parmi les meilleurs. Son score est largement décevant.
Avec à peine 15% des suffrages exprimés, cette liste aurait mérité un meilleur résultat pour accéder à un second tour disputé.
Sa proximité avec Carole Delga l’a malheureusement desservi, dans un contexte national et régional défavorable – pour encore plusieurs années – à la gauche française.
Mais nous le répétons, ces élections municipales ratées n’ont pas été une élection politique.
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Thierry Antoine aura été surprenant. Opposant fatigué, parfois exaspéré, il a montré une personnalité aiguisée, combative, connaissant bien les dossiers de sa ville. Nous pouvons dire que sa campagne aurait mérité plus de visibilité afin que les valeurs classiques de la gauche - il a reçu le soutien de la plupart des mouvements – puissent trouver à être entendus, déclinés, discutés. Il aurait pu ainsi animer un véritable débat sur les enjeux sociaux et politiques à Béziers, faire avec Thierry Mathieu un pas-de-deux politique argumenté et de qualité.
Avec à peine 6,5% des suffrages exprimés, cette liste aurait mérité un bien meilleur résultat.
Mais nous le répétons, ces élections municipales ratées n’ont pas été une élection politique.
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La campagne de la France insoumise - menée par M. Oscard et Mme El Jarrari - a par contre manqué de chair et de consistance même si les deux candidats se sont révélés d’une tenue correcte. Ont-ils eu les moyens et la préparation nécessaire pour une campagne de terrain ? Nous pouvons penser que non.
Avec à peine 3,6% des suffrages exprimés, cette liste est loin d’avoir bénéficié de l’élan national propre au mouvement de Jean-Luc Melenchon.
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Enfin, il nous faut dire quelques mots sur la candidature de M. Julien Gabarron, candidat décevant du RN et de l’UDR, que « Béziers Ma Cité » a décidé de soutenir dès le printemps 2025.
Candidature bien tardive – janvier 2026 - et campagne bien trop courte – moins d’un mois – ont fini par vaincre toutes chances de faire entendre une voix dissonante dans le camp national.
D’évidence, Julien Gabarron n’a ni un cerveau politique, ni un cerveau de communiquant. Il réfléchit en marketeur et appréhende le fait politique par segments à satisfaire ou à conquérir.
Cette méthode a fait ses preuves encore récemment dans les campagnes américaines mais avec un très haut professionnalisme, absent chez Julien Gabarron.
Penser la marque « RN » comme suffisante pour se dispenser de toute campagne de terrain est une erreur grossière certainement alimentée par le mauvais décryptage de l’élection législative de juin 2024 dont il a été bénéficiaire. De même croire que l’accueil de responsables LR sur sa liste tenait de l’ordre du « coup politique magistral » est une erreur de débutant.
Ces erreurs tactiques et stratégiques ont été fatales démontrant le niveau d’impréparation politique du candidat, seul à diriger une orientation déconnectée des attentes des Biterrois et déconnectée de la réalité politique de Béziers.
A la décharge du candidat Julien Gabarron, les résultats du RN dans le département de l’Hérault ont été presque partout identiques. La sociologie des villes moyennes a changé dans notre département. Un électorat bobo nouvellement installé rechigne à voter RN et à passer le cap à Béziers comme à Sète où le candidat Pacull – autrement préparé et plus performant – a pu se hisser au second tour pour terminer … péniblement 3ème.
Le RN se comporte différemment dans les Pyrénées Orientales, dans l’Aude et dans le Gard, plus fidèle à la ligne de Marine LePen sous le regard de M. Aliot, d’ailleurs proche de Robert Menard.
La ligne de Jordan Bardella dite « de l’union des droites » ainsi portée par Julien Gabarron ou Fabien Pacull à Sète aura bel et bien échoué.
« Béziers Ma Cité » regrette de n’avoir pu participer à une véritable campagne politique construite et ambitieuse permettant de dénoncer la pratique municipale exécrable de M. Robert Menard pour offrir une autre voie aux Biterrois.
Julien Gabarron a répété à l’envie ne pas vouloir critiquer le bilan du maire sortant, à la plus grande surprise des journalistes… et visiblement des électeurs.
Avec à peine 8,9% des suffrages exprimés, cette liste est loin d’avoir bénéficié de l’élan national propre au mouvement de Marine LePen.
Rien n’indique que Julien Gabarron ne sera pas capable de bâtir demain une équipe politique et de porter un projet d’avenir pour Béziers, mais il y a du travail.
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En conclusion, l’élection municipales 2026 n’a pas eu lieu.
Aucun débat de fond, aucune campagne politique suscitant un quelconque élan citoyen à Béziers… le tout couronné par une stratégie de communication étudiée pour étouffer tout débat sérieux… l’absence de médias indépendants et au niveau… tout permet de conclure que les Biterrois ont perdu leur temps.
Le taux d’abstention élevé à 43% illustre ce sentiment partagé.
A contrario, il faut relever - pour s’en satisfaire - que la campagne atone n’a été marquée par aucun incident ni aucun comportement déplacé entre les candidats. Seul Robert Menard s’est senti obligé de troubler cette quiétude à plusieurs reprises.
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Il est prévisible que l’avenir politique national viendra nécessairement troubler cette situation biterroise… le calendrier électoral s’annonce déjà chargé.
De quoi permettre aux Biterrois de se saisir des véritables enjeux politiques les concernant directement.
« Béziers Ma Cité » entend bien y participer comme nous le faisons depuis 2012 contre toutes les tentatives d’appauvrissement du débat démocratique à Béziers, qui ont servi un Homme à la personnalité si particulière mais dont la pratique clientéliste et démagogique fait perdre du temps à Béziers et aux Biterrois.
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SOURCE: https://www.facebook.com/beziersmacite
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