ALSACE - REFERENDUM : "i-campagne pour un Non de raison et de prudence" (Cercle Républicain 68)

Rien n’est joué d’avance...
Le succès inattendu de ce blog montre que les citoyens sont en quête d'une information pluraliste et cherchent à décoder les enjeux de cette campagne, malgré l'ignorance qu'il y a encore largement autour de la Collectivité Territoriale d'Alsace. Comme en 2005, il est fort possible qu'internet puisse lourdement peser sur les résultats du 7 avril prochain. Tenu par aucune discipline de parti, totalement indépendant, et donc sans aucun soutien extérieur, j'ai lancé "referendum.alsace" début janvier 2013, dans le but d'alimenter le débat sur le projet de Collectivité Territoriale d'Alsace, alors que je pressentais que ledit débat aurait du mal à prendreau-delà de la juxtaposition des points de vue dans la presse (encore faut-il arriver à être publié). Les chiffres de fréquentation de ce blog sont un indice que tout est encore possible, plus largement sur la toile. Continuons donc à alimenter l'i-débat ! Diffusons articles, tribunes, infographies... Tout se jouera dans les derniers jours.
Le récent et premier sondage de la campagne a mis en lumière le fait que le "oui", majoritaire, mais avec une participation sous les 50%, s'appuie pour le moment sur un grand malentendu, celui des économies et de lasimplification qui ne seront, de fait, pas au rendez-vous.
Cela m'incite à publier quelques chiffres, non pour céder à une quelconque et vaniteuse autosatisfaction, mais pour montrer, s'il en est besoin, que les jeux sont loin d'être faits. Internet recèle en effet un véritable potentiel : sur ce blog comme sur d'autres, dans les réseaux sociaux, ou tout simplement par les courriels que les internautes se transmettent à la vitesse de la lumière, il y a largement de quoi faire basculer la campagne, en continuant d'informer les citoyens autant que possible. Les quinze derniers jours de campagne peuvent suffire, lorsque les citoyens chercheront, bien plus nombreux, à s'informer.
En campagne sur la toile
Concernant ce blog, en peu de temps, la fréquentation est montée de façon exponentielle, bien plus que ce à quoi je m'attendais : partie de rien, elle a atteint la semaine passée les 250 visiteurs uniques par jour en moyenne. Et cette semaine s'annonce déjà à près de 300 par jour, soit 2000 visiteurs uniques par semaine. Ce n'est pas rien. C'est même beaucoup pour un simple blog au contenu "local". Et cela devrait logiquement continuer à l'approche du scrutin, avec les répercussions du lancement de la "campagne officielle".
En outre, ce blog est déjà cité dans de multiples autres blogs, et les infographies construites pour éclairer les enjeux du débat, font maintenant "leur vie" sur la toile : on peut les retrouver ici et là, sans plus de lien direct avec le blog d'origine. Et c'est très bien ainsi. Pourvu que cela continue.
Il n'est certes pas facile de percer dans l'immensité de la toile. Toutefois, des étudiants de l'Ecole de journalisme de Strasbourg (CUEJ) m'ont déjà contacté et interviewé, le correspondant en France du journal catalan espagnol El Punt m'a aussi interviewé, le site Rue 89 Strasbourg a référencé le blogdans un de ses articles, Christian Bach, journaliste aux DNA chargé de la campagne sur internet, a récemment qualifié ce site de "blog d'expert", "aux contenus réfléchis, construits, aux arguments fondés" (DNA du 13 mars). Il paraît même, selon la même source, que mes arguments font "se dresser les cheveux sur la tête de Philippe Richert", que je suis ainsi heureux de compter parmi mes lecteurs, et dont je respecte la ferveur et la sincérité de l'engagement. Mais, pour le moment, pas un mot dans l'Alsace, malgré mes multiples et cordiales sollicitations (voir la revue de presse). Je ne perds pas espoir que cela soit bientôt le cas.
Tout est encore possible
Tout est possible dans la quinzaine de jours qui reste avant le scrutin, poursuivons et redoublons nos efforts dans la diffusion des arguments pour le "non" (apportés entre autres sur ce blog), au-delà des questions d'appartenance partisane.
Il faudra encore convaincre les indécis et mobiliser les opposants à aller voter, car céder à l'abstention serait catastrophique, à cause justement de l'étrange seuil de 25% des inscrits pour le oui, qui n'a rien à voir avec un seuil de participation "classique". S'abstenir, c'est en effet risquer de renforcer le "oui" (voir la démonstration ici).
Souvenons-nous de 2003, avec les premières consultations de ce type en Corse, en Guadeloupe et en Martinique, lorsque les électeurs avaient fait mentir l'immense majorité de leur classe politique, sans que les opposants aient eu une grande place dans les médias.
Souvenons-nous aussi de 2005, quel qu'ait été notre camp à ce moment, lorsque le "non" a été acquis grâce à internet, alors que dans l'immense majorité de la presse écrite ou audio-visuelle, il n'y avait presque que diabolisation des opposants et chantage à la catastrophe si le "non" l'emportait.
Rien n'est jamais joué d'avance !
Mathieu Lavarenne
Président du Cercle Républicain 68 Edouard Boeglin
Conseiller municipal indépendant à Mooslargue
SOURCE:
CERCLE REPUBLICAIN 68 :


