Repères

FICHE SARKOZY 2007 : "Nicolas Sarkozy : une vision ultralibérale"

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FICHE N°13

«Nicolas Sarkozy : une vision ultralibérale »

— Citations —

Auteur : PLF/pujo — 04.02.07                                               

«  Le doctrinaire contre le pragmatique »

Contre l’ETAT :

—    « Notre État est trop souvent perçu comme un colosse de papier. Jamais notre administration n’a été aussi compliquée, cloisonnée, engoncée dans des procédures » déclare-t-il à l’occasion de la convention UMP sur les inégalités.

—    « Dans un pays comme le nôtre, où les dépenses des pouvoirs publics représentent54 % de la richesse nationale,l’échec économique et social est garanti si les dépenses sont mal orientées et les recettes prélevées en contradiction avec nos objectifs de développement. Or, c’est à peu près ce qui se passe chez nous. Au lieu d’augmenter le potentiel structurel de croissance de l’économie française, les administrations sont devenues un poids »  7 septembre 2005.

—    « D’abord la place et le rôle de l’Etat. D’un côté les socialistes disent qu’il doit continuer à prospérer, qu’il faut engager 350 000 fonctionnaires de plus et que, dans le meilleur des cas, on n’augmentera pas les dépenses. De l’autre nous disons que nous ne pouvons rester le pays d’Europe où la part des dépenses publiques dans la richesse nationale est la plus importante. Il faut donc dépenser mieux et moins. (…) Le problème du nombre de fonctionnaires doit être posé. Si l’on veut moins d’impôt, il faut moins de dépenses. (…) Il y a six cent mille départs à la retraite chaque année. Ne pas en remplacer dix mille me semble un minimum. » VSD, 7 mai 1997.

—    « L’incertitude sur l’avenir (…) se double d’une grande inégalité. Certaines catégories de la population active sont en effet nettement plus protégées que les salariés du secteur privé. Il s’agit essentiellement des agents publics et, dans une moindre mesure, des cadres supérieurs (…). Contrairement à une idée reçue, le traitement des fonctionnaires n’est aujourd’hui pas moins avantageux que les salaires du privé, et ne compense donc pas l’absence de risque. En 2003, le salaire moyen dans les entreprises s’élevait à 1 811 Euros net de tout prélèvements à la source, tandis qu’il était de 2 072 pour un agent de la fonction publique d’État. » dossier préparatoire de l’UMP à la convention sur les inégalités du 30 novembre 2005 ;

—    « Il faut profiter des départs à la retraite pour réduire le nombre de fonctionnaires et partager avec eux les gains de productivité, défend-il. Il faut permettre aux fonctionnaires qui le souhaitent de travailler plus pour gagner plus. Il faut créer un système de rémunération à trois étages, avec un traitement indiciaire de base,une prime liée à la difficulté du poste et une prime liée aux performances » Convention UMP sur les services publics, 7 juillet 2005 ;

—    « La réalité, c’est que depuis 25 ans les usagers font aux services publics toujours les mêmes reproches : les procédures sont beaucoup trop lentes ; l’accueil téléphonique est insupportable ; les horaires d’ouverture sont inadaptés ; les attentes au guichet sont trop longues ; l e traitement des dossiers est impersonnel ; les administrations sont trop cloisonnées. Quelle entreprise pourrait se contenter de ce que 70 % seulement de ses clients sont satisfaits de ses services ? ».

Economie et social :

—    « Notre économie ne cesse de s’affaiblir. Nous nous enfonçons depuis 1981 (…) Notre croissance est molle car nous l’avons nous-mêmes amputée par des politiques de partage du travail et de découragement de l’initiative. » 7 septembre 2005.

—    « Il est très important de dialoguer avec les syndicats, mais il est plus important encore de ne pas se couper de l’opinion publique. J’observe que depuis 1945, la donne syndicale n’a pas changé. C’est un peu comme si les électeurs avaient le choix entre la SFIO et le MRP ! » 30 juin 2005.

—    « La République est née de la volonté de donner à tous les mêmes chances (…) Cela ne veut pas dire qu’il faut faire la même chose pour tous. C’est ce qu’ont fait les socialistes. Cela aboutit au nivellement et à l’assistanat. Au contraire, il faut faire des priorités. » « Aujourd’hui, déclare-t- il encore, la politique sociale est concentrée sur la partie de la population la plus nécessiteuse,laissant de côté les catégories intermédiaires qui ont le sentiment d’être toujours assez riches pour devoir payer des impôts et jamais assez pauvres pour pouvoir toucher des prestations » 7 septembre 2005.

—     « Je veux dire au grand patron qui gagne beaucoup d’argent qu’il est sain de gagner de l’argent quand on l’a mérité parce qu’on a contribué à créer beaucoup d’emplois et beaucoup de valeur » Discours d’Agen, JUIN 2006 ;

—    « La France qui travaille doit être remerciée » déclare-t-il. « La cohésion sociale, c’est le droit à un emploi pour chacun (…) ce n’est pas plus d’allocations, plus d’assistance, plus d’égalitarisme ». « Cessons de culpabiliser la France qui se lève tôt ». « Notre politique sociale ne peut se limiter à la seule question des exclus ».

—    De passage à Chalon, en Bourgogne, où il visitait l'usine locale d'Areva, Nicolas Sarkozy a indiqué le 4 décembre 2006 que le groupe nucléaire français devait se voir donner les « moyens de sa croissance », suggérant ainsi qu'il ne serait pas opposé à l'ouverture de son capital s'il était élu à la présidence de la République. « Ce qui importe, c'est qu'Areva puisse se développer et gagner des parts de marché », a-t-il souligné. « L'entreprise peut y parvenir par ses propres moyens. Elle peut aussi avoir besoin de partenaires, et nous parlerons de tout cela en temps utile avec son management. ».

Cynique :

—    Nicolas Sarkozy a eu cette formule, lors d’une réunion de l’aile libérale de l’UMP : « oh, excusez-moi, ça fait vingt minutes que je parle et je n’ai pas prononcé le mot social,ni même le mot cohésion sociale. Est-ce à dire que je suis moins généreux que les autres ? » 9 novembre 2004 ;

Le Libéralisme populaire :

—    Le 6 juillet dernier, en Touraine, il se pose en rassembleur des contraires : « les libéraux, les gaullistes, les centristes, les Européens, les souverainistes » et qu’il propose d’incarner un « libéralisme populaire», opposé à un « capitalisme sans règle et sans éthique ». Il a martelé pendant tout l’été des messages rassurants à Douai, à Nîmes et même à l’université d’été de l’UMP, cherchant à donner des gages à un François Fillon ou un Jean-Louis Borloo ;

—    Le 10 novembre, il affirme que l'État et l'Europe devaient mieux protéger les Français contre les « terribles dangers » de la mondialisation. Elle est selon lui « la cause du vote protestataire et du ralliement des couches de plus en plus larges de la population aux thèses protectionnistes ». Il se déclare favorable à « État stratège garant de la préservation des intérêts industriels fondamentaux ».

—    Car il n'est pas question de « prêcher, au nom de la mondialisation la résignation à tous ceux dont les conditions de vie et de travail ne cessent de se dégrader depuis vingt-cinq ans (…) Je n'accepte pas d'entendre que tous ceux qui souffrent n'ont rien compris ».

—    Il déclare même sans rire : « je suis un libéral, mais je suis aussi un humaniste. Le capitalisme a besoin, pour être accepté, d'une exigence spirituelle. »

—    « La promotion sociale, la possibilité de devenir propriétaire de son logement,d’avoir pour ses enfants une meilleure école, la possibilité pour les salariés d’avoir un meilleur salaire et plus de pouvoir d’achat. » Et il se décide enfin à « parler à tous ceux qui pensent que ce n’est jamais pour eux ». Déclaration de candidature à l’investiture de son parti, le 30 novembre ;

—    « Le premier problème économique de la France, c'est le pouvoir d'achat et les salaires (...) Je propose une nouvelle révolution économique : récompenser ceux qui veulent travailler davantage (...) On va garder les trente-cinq heures, mais ceux d'entre vous qui voudront mettre du beurre dans les épinards pourront travailler plus » déclare-t-il.

—    Il dénonce une sous-estimation de l'évolution réelle des prix : « les indices habituels de calcul de l'inflation ne reflètent pas la réalité » et fait de la lutte pour une revalorisation du pouvoir d’achat des français une de ces nouvelles priorités (après Ségolène Royal) ;

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