Repères

Les Lumières : « Casanova ou l’essence des Lumières » Charles Wright

Charles Wright, lauréat du prix Turgot décerné par l’Académie Française.

Cette biographie du célèbre séducteur ne se limite pas à sa légende libertine. Outre les talents littéraires de Casanova, elle met en avant son inscription dans le siècle des Lumières. Un siècle où tout est possible, surtout pour un Casanova prêt à exploiter les moindres vices d’un monde en déliquescence. Charles Wright, jeune historien primé par l’Académie française, présente ici les multiples facettes de son héros.

Ecouter l’intervention – 20mn

http://www.canalacademie.com/Casanova-ou-l-essence-des-Lumieres.html

Giacomo Casanova naquit à Venise le 2 avril 1725. Homme d’Eglise à ses débuts, il vécut, selon ses propres termes, en philosophe. Pour être plus exact, disons plutôt qu’il fut un véritable aventurier. Il exerça de nombreux métiers, tour à tour violoniste, poète, dramaturge, romancier, espion, diplomate. Son identité était elle aussi variable, le titre de chevalier de Seingalt étant son pseudonyme le plus utilisé. Sa vie durant, il connut fortunes et infortunes. Il rencontra les grandes figures de son temps : le pape Benoît XIV, Louis XV, Frédéric II, Voltaire, Mozart...

Sa réputation réductrice de libertin provient de son œuvre autobiographique, Histoire de ma vie, rédigée à la fin de sa vie. Retiré en Bohême, il entreprend la rédaction de ses mémoires dans le seul but de rompre la banale monotonie de ses vieux jours. Cette œuvre, entièrement rédigée en français - la langue de l’élite intellectuelle du XVIIIe siècle – a choqué les esprits puritains du siècle suivant. Or, cette somme de plusieurs milliers de pages doit être considérée comme l’une des plus authentiques sources à propos des coutumes et de l’étiquette de la vie sociale de l’Europe des Lumières. De Venise à Prague, en passant par Paris, Madrid et Londres, Casanova fréquenta avec la même aisance les gens du peuple et les salons cossus. Son récit se rapporte ainsi à toutes les couches de la société et à tous les domaines ; il fut un des premiers à donner une description de son corps.

Épicurien, exubérant, généreux, rien ne semblait l’arrêter. Ses mots d’esprit et son optimisme enjolivèrent ses nombreuses aventures. Son évasion des prisons de Venise ou encore son duel avec le comte Branicki le rendirent célèbre de son vivant et adoucirent sa triste fin de vie. Casanova s’éteignit le 4 juin 1798 à Dux, en Bohême, où il était devenu un modeste bibliothécaire du comte Waldstein.

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