Osons le dire

"MACRON, ami de Virgile ?" par Etienne TARRIDE (Billet)

171733-macron-f2.jpg

[Dimanche 17 décembre sur France 2, Emmanuel Macron a répondu debout aux questions de Laurent Delahousse]

___

Chers Amis.

En écoutant notre Président, j'ai rajeuni de soixante  ans mais sans trop de nostalgie.

Dieu sait que j'en ai bavé devant des bouquins en  Latin.

J'avais conclu un accord avec le monde des gens convenables, parents, professeurs, proviseurs. Il fallait absolument que j'arrive à traduire ces grimoires si je ne voulais pas finir sous les ponts.

C'était un engagement que j'avais pris en entrant au lycée et "pacta sunt servanda".

Notre Président a eu l'immense talent de me faire revivre ces heures lourdes, mais avec ce ton simple et guilleret qui le distingue des gens de rien qui se font des soucis.

A mon tour de lui faire de bien modestes suggestions, pour me réjouir  plus encore là ou j'ai naguère souffert.

Pour commenter la situation des grands partis, il pourrait dire : "Apparent rari nantes in gurgite vasto"

Pour couper court aux polémiques il devrait annoncer son prochain voyage de Noël par les mots les plus simples : "eo rus".

Enfin il devrait terminer son propos, après un regard bienveillant à son interlocuteur, par : "asinus asinum fricat".

Pour l'année nouvelle, je souhaite que notre Président ne se donne pas un tour de rein en portant son Dalloz.

Vale

Etienne Tarride*

__

*Etienne TARRIDE - ancien avocat au barreau de Paris, gaulliste de gauche - publie des billets en exclusivité pour POLITIQUE-ACTU.COM. Il est aussi romancier.

 ____

NDLR: Pour ceux qui ont oublié leur latin ou préféraient - deja - leur cousine « rosa » (J. Brel - "rosa, rosa, rosam...") :

« pacta sunt servanda » : Les conventions doivent être respectées ;

« Apparent rari nantes in gurgite vasto » (Virgile) : De rares naufragés flottent sur le vaste abîme ;

« eo rus » : Cette anecdote classique est rapportée par Alexandre Dumas dans le chapitre 74, Le caveau de la famille Villefort, du Comte de Monte-Cristo. Un pari fut lancé entre Voltaire et Piron : il s'agissait d'élaborer la phrase la plus courte qu'il fût.
À la phrase, d'ailleurs très courte, « eo rus « – « je vais à la campagne » –, Voltaire répondit tout simplement à Piron : i !, c'est-à-dire « va ! »

« asinus asinum fricat »: Lorsque deux personnes s'adressent mutuellement des éloges excessifs, on dit que « l'âne frotte l'âne », 

« Vale » : Salut. Adieu. (De « valeo » : « Porte-toi bien ! Sois en bonne santé, sois fort ! »)

Partager

Derniers commentaires

Alain de kervouant : DIMANCHE 15 avril 2018 - MACRON sur BFMTV - 3h00 Sidérante ! MACRON... "C'est SAINT-JUST en plateau ... Au pouvoir, C'est GUIZOT " ! *** Alors…
sur « La France au piège !» (Penser la France) Jeudi 12 avril 2018

Benjamine : Du CRIF ? d'accord avec JLuc PUJO "Oui ! Il faut poser la question : Le CRIF est-il une secte ?"…
sur Marche pour Mireille Knoll : Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon hués ont dû quitter le cortège

Nathalie : NOUS DÉLIRONS alors qu'il nous faut réapprendre à faire politique... STOP aux "Marches blanches", "nounours", "fleurs et bougies" ! * Plus…
sur Marche pour Mireille Knoll : Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon hués ont dû quitter le cortège

Anne-Marie : Bravo pour ce post ! Même ressenti ... « L'héroïsme jusqu'au sacrifice... Hier, hommage de Macron-Collomb-Philippe... manque plus que De Rugy.…
sur Soldat BELTRAME : « L’incarnation de la France » (Penser la France)

Paul De Florant : RUSSIE : La nullité Macronienne ... petit pion de L'OTAN ! "Je tiens à remercier Emmanuel Macron grâce à qui aucun Français ne risque plus de…
sur RUSSIE (Urgent) : Discours de M. Vladimir Poutine à l’Assemblée Fédérale, 1er mars 2018

Tags