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"Les stratégies d’ « appropriation nationale » pour la pacification de l’Afghanistan" par Ayoub kaidar

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[EXCLUSIVITE POLITIQUE-ACTU !]

La récente crise gouvernementale néerlandaise du 20 février 2010, en raison d’une divergence sur la stratégie à adopter en Afghanistan et l’augmentation ostentatoire des nombres de  victimes des forces internationales, illustrent à la fois le malaise des opinions publiques internationales et le manque des perspectives de cette intervention que les attentats récurrents ne favoriseront pas. Or, le paradoxe réside justement dans une double défiance tant du peuple afghan que de l’opinion dans la crédibilité d’un succès pour une action qui demeure légale et légitime. Force est de constater toutefois que si les objectifs de 2001 n’ont pas été atteints voire constituent un échec certain, la récente redéfinition de la stratégie pourrait permettre un retrait ainsi qu’une réelle stabilisation du pays avant une éventuelle normalisation.

Si la question du retrait devient alors de plus en plus pressante et cela d’autant plus que les forces de la coalition n’ont pas vocation à rester en Afghanistan, il n’en demeure pas moins qu’un retrait immédiat ou à court terme devient d’autant plus impossible qu’on assiste à un échec relatif de la communauté internationale dans sa guerre contre le terrorisme. L’élargissement de la stratégie Américaine de lutte anti-terroriste vers le Pakistan traduit bien cette difficulté. Il s’agit alors de prendre toute la mesure de la dichotomie entre les besoins de la « realpolitik » et de l’engagement moral de la communauté internationale qui obéissent à des finalités différentes et finissent par obscurcir les buts à atteindre. En aucun cas nous ne devons envisager une réponse en termes de  gain militaire  qui ne supposerait qu’une réponse militaire unique, il convient d’envisager une approche globale, c’est-à-dire politico-militaire introduisant le précepte d’une « afghanisation » des responsabilités.

Nonobstant, il faut prendre conscience d’emblée des limites intrinsèques de toute solution relative à l’établissement possible d’un calendrier à priori de retrait qui ne pourrait être qu’artificiel et ne tiendrait pas compte des phénomènes de « friction » et de « brouillard de guerre » dus aux combats et à l’adaptabilité des outils d’un succès face aux particularismes, aux spécificités et à l’histoire de l’Afghanistan ; mais aussi face à la quantification-seuil des critères essentiellement qualitatifs comme ceux de la politique ou de la sécurité. Tels critères sont définis en tant que seules conditions promouvant un retrait futur en harmonie avec les objectifs de la coalition et la volonté afghane afin de parvenir à une solution pacifique. 

L’Afghanistan d’un espace conflictuel à la faillite de l’État.

L'Afghanistan, pays montagneux influant sur la représentation identitaire, souvent appelé le carrefour de l'Asie Centrale, a une histoire très mouvementée. La région aujourd'hui connue sous le nom Afghanistan a été occupée par beaucoup de forces incluant l'Empire persan, Alexandre le Grand et Genghis Khan, Les Anglais et les Russes. Ce pays n’a eu de cesse d’évoluer jusqu’à se stabiliser dans les frontières que nous lui connaissons actuellement. Elles sont restées inchangées depuis 1893 ; néanmoins elles n’ont jamais constitué un obstacle pour les populations nomades et sédentaires dans leur quotidienneté et leurs échanges.

Ainsi, l’Afghanistan se situe au Carrefour de quatre mondes - feu l’empire perse, les indes occidentale et orientales, le Pakistan et la Chine - accompagnée des cinq républiques centrales ex-soviétiques.

À cet égard, la population afghane constitue une mosaïque ethnique enveloppant principalement quatre groupes ethniques : les Pachtouns (38 %), les Tadjiks (25 %), les Hazaras (19 %) et les Ouzbeks (6 %).

Au demeurant, l’Islam (99% de la population) et le nationalisme tribale, semblent être les piliers véritables du fondement et de la puissance de l’État. Ces deux éléments sont à comprendre et à remettre dans la perspective d’une quête ou d’une recherche d’autonomie face aux différentes interventions de l’étranger. En ce sens, la fierté afghane -renforcée par une culture de combat- s’est construite notamment contre les Britanniques et les Soviétiques ; ce qui ont dit long sur le refus d’ingérence et de toute forme d’occupation.

Si l’Afghanistan n’a pas été soumis par des forces étrangères, le pays a été le jeu des intérêts divergents des puissances régionales et mondiales. C’est en substance l’explication et l’origine de la déstabilisation de l’État jusqu’à sa faillite et l’avènement des Talibans : d’un État qui tout de même ne s’est jamais affirmé. En effet, le retrait de l’occupation Soviétique en 1989 laisse place à une guerre civile. C’est dans ce contexte, qu’en 1995 les talibans d’origine Pashtounes, soutenus par le Pakistan, contrôlent un tiers du pays, s’emparent de Kaboul en 1996 et imposent une version particulièrement rigoriste de la charia islamique, appelée communément la tendance Wahabiste

Les attentats de 11 Septembre, attribué au réseau terroriste Al-Qaïda, ont fait l’objet d’une rupture tant par la brutalité de l’action menée mais aussi dans leur acte symbolique.

La réaction internationale sous l’égide Américaine s’est traduite par un accord d’une large coalition anti-terroriste intitulé « Enduring Freedom » sous commandement militaire Américain. L’intervention débute alors le 7 Octobre 2001, en vertu du principe de légitime défense (Article 52 de la charte des Nations Unies) ; la résolution 1386 mandatée par l’ONU le 20 décembre 2001 appuie cette intervention et adopte une nouvelle stratégie et ce, par la création d’une force multinationale baptisée FIAS (Force Internationale d’Assistance et de Sécurité), placée sous l’égide de l’OTAN depuis 2003.

Une situation humanitaire chaotique malgré les milliards de dollars alloués à la reconstruction étatique.

Vingt deux milliard de dollars d’aides internationale ont été apportés au budget du pays depuis fin 2001, sans grand résultat, si l’on juge le bilan qui somme toute négatif.

Dans une note adressée au Président Karzaï, date Novembre 2009, 16 organisations non gouvernementales (ONG), organisations de la société civile afghane et internationales demandaient des restructurations urgentes dans les secteurs de la santé, de l’agriculture, de l’éducation et des droits de l’homme.

La pénible situation humanitaire exige, par conséquent, une  action multivoque de la part du gouvernement afghan afin de consacrer davantage de ressources à la construction de quelques 6000 écoles, la formation de 5000 nouvelles sages-femmes, essentiellement dans les provinces stables, et dont le but est restreint à l’amélioration des conditions de vie de la population afghane.

Relevant d’un autre registre, vingt ans après l’adoption de la convention des droits des enfants, ratifiée en 1994 par l’Afghanistan et neuf ans après la chute du régime fondamentaliste, la situation des enfants ne cesse de se détériorer. En dépit de la généralisation de la violence contre les enfants (1 600 cas d’abus sexuels recensés en 2009), le taux de mortalité infantile est le plus important au monde (39%), 30% des enfants Afghans sont impliqués dans une forme de travail et 43% des filles sont mariées avant 15 ans ; le tout dans un contexte d’insécurité alimentaire répandue  et de rareté des soins.

D’autre part, le nombre d’enfants dans les écoles suit une tendance de déclin, particulièrement concernant les filles. Sur les 8,4 millions d’enfants dans le pays, 1,2 million sont les principaux supports financiers de leur famille et beaucoup dans une moindre mesure, quelques 6,5 millions d’enfants sont en dangers, étant privé d’éducation révèle l’Unicef. 

Peu signalés, les viols à l’égard des femmes en Afghanistan est un problème aux dimensions larges et profondes. En effet, le rapport de l’ONU mentionne que les violences sexistes sont largement répandues dans l’impunité la plus flagrante et que l’espace limité ouvert aux femmes afghanes après le renversement du régime taliban demeure attaqué de manière intense. Ces agressions sont attribuées non seulement aux talibans eux-mêmes, par des pratiques et coutumes profondément enracinées, mais aussi à la carence systématique à tous les niveaux du gouvernement pour progresser en faveur de la protection des droits des femmes, d’autant que le code pénal y référant -datant de 1976- ne le considère pas comme un délit grave et/ou un crime.

Ce même rapport évoque également une « tendance croissante » des menaces à l’égard des femmes impliquées dans la vie publique ainsi que d’autres aspects de violence, appelés communément les crimes « d’honneur », et qui consistent aux échanges de femmes comme une forme de résolution de conflits, particulièrement en matière de litiges touchant à la propriété, le trafic et les enlèvements, les mariages forcés outre la violence domestique.

S’ajoute des attaques inlassables contre les écoles de filles ; en effet, les extrémistes islamistes prennent pour cible régulièrement les écoles en utilisant de nouveaux moyens d’agression à savoir la diffusion de gaz, et de l’acide dans le sud du pays. Des actes qui suscitent davantage l’indignation internationale.

Rétrospectivement, l’insécurité et la crise politique ont connu une escalade rapide entrainant dans leur sillage un flux migratoire de plus en plus ample. La gestion des migrations apparaît d’ores et déjà comme le premier défi en matière de mouvements de populations, reléguant au second plan la problématique des réfugiés et des déplacés internes. Dans le contexte actuel, il est de plus en plus difficile d’estimer un chiffre exacte, étant les statistiques sont régulièrement renouvelées et fondées sur des évaluations réalisées dans l’ensemble du pays, mais il est fort de constater que la physionomie des déplacements internes, dans ce pays, devient très complexe du fait qu’il est très difficile d’apporter la distinction entre les déplacés et les personnes fuyant les zones rurales et autres ayant migré vers les villes pour des raisons essentiellement économiques ; désormais l’accroissement de la population de la capitale qui s’est élevé de 1,5 million fin 2001 pour atteindre 4,5 millions illustre bien cet épilogue.

De son coté le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés dénombre actuellement 480 100  entre réfugiés et déplacés internes réparties principalement dans les provinces de Kandahar, d’Helmand et d’Herat. En plus du conflit actuel, les catastrophes naturelles récurrentes ont poussé certains afghans  à quitter leurs foyers. Conséquemment, il est de plus en plus difficile d’assurer la viabilité des retours et de la réintégration, et de ce fait le rythme des rapatriements librement consentis s’est ralenti.

Cette même insécurité, vient saper non seulement les opérations concernées, mais aussi le fondement même de l’action humanitaire. Nombreux sont les observateurs de la scène Afghane qui considèrent que le flou existe et persiste autour de la frontière existante entre l’assistance humanitaire et les agendas politiques/militaires. L’implication militaire dans les aides au développement (ERP : équipes de reconstruction provinciales instaurées par l’OTAN) et la confusion croissante dans les rôles contribuent indubitablement à réduire l’espace humanitaire, qui demeure le principal défi de la communauté internationale. De plus, se pose le problème de la sécurité des travailleurs humanitaires car les coûts associés et toutes autres sortes de mesures ont rendus le travail humanitaire en Afghanistan plus coûteux que jamais.

Avec l’échec de la sécurisation du pays, il faudrait des moyens d’intervention complémentaires  ou alternatifs à l’usage de la force militaire. À cette aune, la restauration de la légitimité du gouvernement Afghan apparaît comme une priorité cruciale. En da’utres termes, la stabilité humanitaire suppose la transformation définitive de la crise actuelle par la réforme et la reconstruction.

Stratégies de sortie de crise

La stabilité humanitaire et l’accès physique aux populations les plus vulnérables en Afghanistan dépendent essentiellement de la sécurité et des réformes politiques conduites par un gouvernement d’union nationale avec le soutien de la communauté internationale. En effet, la pacification de l’Afghanistan ne peut être que la résultante d’un processus politique c'est-à-dire une participation plus large de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Ceci impliquerait un accord préalable des Talibans, force dominante sans laquelle aucune pérennisation n’est possible. 

Ce premier pas devrait être accompagné d’une stratégie politique de résolution du  conflit basé sur l’engagement du gouvernement à l’établissement d’un dialogue entre l’Administration et la société afghane dans toute sa diversité. Une pression internationale doit entrainer également M. Karzaï à donner une application concrète à la promesse de campagne défendue par lui-même en 2009, d’une invitation au débat de tous les Afghans, y compris celle des Talibans, par le biais de la « loya jirga », voire au-delà par des dialogues entre représentants des Conseils provinciaux et populations locales.

Ces efforts à la faveur d’un, sinon l’unique, objectif de « réconciliation nationale » devraient s’appuyer sur une campagne visant à re-crédibiliser l’État central afghan, principal objectif de l’intervention de l’ISAF en Afghanistan, malgré un terreau difficilement favorable. L’aggravation des atteintes aux droits du citoyen entre les élections de 2004 et de 2009 en sont des exemples saillants. La corruption, les irrégularités du scrutin portent gravement atteintes tant à l’affirmation de la légitimité de l’État central qu’à la crédibilité de l’action des Organisations Internationales comme l’ONU via l’UNAMA (United Nations Assistance Mission in Afghanistan).

Rétrospectivement, l’émergence d’une nouvelle classe politique afghane nécessite la mise en place d’instances  émanant des populations locales particulièrement avec l’implication des chefs tribaux. L’augmentation des pouvoirs des Conseils Provinciaux remplirait un tel objectif et impliquerait également l’émergence de vocations politiques outre la création de fiefs électoraux ce qui aurait pour effet de diminuer l’impact politique du système de patronage qui eut notamment lieu lors de la campagne électorale présidentielle en 2009. En effet, le nombre de Conseils Provinciaux créés, le développement de leurs ressources locales et de leurs prérogatives sont autant de critères quantifiables et tangibles relevant d’une meilleure transition politique.

S’agissant du spectre sécuritaire, le problème essentiel subsiste dans la dualité ou dans la bicéphalie entre les opérations militaires avec l’ISAF et « Enduring Freedom » qui devraient se transmuter en une seule opération, et ce en raison du manque de la  visibilité des différentes organisations ainsi que du défaut d’acquiescement politique. Il est donc essentiel dans un premier temps que le recrutement de l’armée afghane soit au moins à  la hauteur, en termes de moyens et d’équipements, des troupes de la coalisation susceptibles de se retirer pour  maîtriser l’insurrection extrémiste et les tueries aveugles des civils. La formation est alors essentielle et participe de cette prise effective de responsabilités. Le but est donc d’afghaniser la conduite complète des opérations.

Evoquant l’idée d’une armée afghane, il est nécessaire qu’elle soit mixte du point de vue ethnique afin de produire une cohésion nationale. On peut voir que le rôle de l’armée n’est pas seulement sécuritaire mais aussi social. Le critère de pluralisme est donc à prendre en compte au sein de l’ANA (Afghanistan National Army) au même titre que les milices locales dont ils jouissent d’un rôle très important dans les villages et dans le maillage du territoire.

Il apparaît clairement que la nouvelle stratégie de contre-insurrection associant le militaire et le politique dans une même dialectique s’interfécondent, pourraient permettre une sensible amélioration de la situation humanitaire et créer les conditions favorables à un retrait des forces de la coalisation internationale dont le but n’est pas de se maintenir à terme mais bien sécuriser, stabiliser et normaliser en vue d’une afghanisation de la situation, de développement et la reconstruction du pays ; le tout ne pouvant que se saisir à l’aune d’une intégration régionale de ces enjeux . Une régionalisation qui implique politiquement, économiquement et diplomatiquement l'ensemble des voisins ; en particulier l'Inde, la Chine, le Pakistan et l'Iran.

Néanmoins l’un des éléments essentiels demeure la  prise de responsabilité de l’Afghanistan par lui-même et de l’associer à toutes les phases des opérations de la coalition notamment dans la formation et la stabilisation du pays. Il serait souhaitable de voir évoluer une identité afghane débarrassée du poids tribal, en somme assisté à la naissance d’un Afghanistan ouvert sur son environnement régional et international.

Auteur, pour correspondance : Ayoub kaidar

@ : ayoub_kaidar@yahoo.fr

Tel : +33 6 21 54 54 75

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