Débats

"À propos de l'impérialisme aujourd'hui" Parti Révolutionnaire Communistes (PRC)

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Le 28 septembre 2022,

Les événements récents de la guerre en Ukraine ont suscité de nombreuses réactions et analyses, plaçant la question de l'impérialisme au centre des réflexions de tous ceux qui affirment vouloir changer le monde en le débarrassant du capitalisme. Cependant, force est de constater que les approches de la question de l'impérialisme sont diverses et sur le sujet précis de la guerre en Ukraine, elles conduisent à des positionnements différents voire antagoniques.

Nous appuyant sur le travail que notre parti a effectué au cours des années sur cette question et tout particulièrement lors de son bureau national de février 2016(1), nous voulons apporter ici des éléments de réflexion pour mener une bataille politique essentielle dans le processus de construction/développement d'un parti révolutionnaire en France dans lequel est engagé notre parti révolutionnaire COMMUNISTES.
L'analyse de l'impérialisme n'est pas nouvelle dans la pensée du mouvement révolutionnaire. Déjà, Marx et Engels, dans le manifeste du Parti Communiste(2) ont analysé le processus de mondialisation du capitalisme et du marché : « Poussée par le besoin de débouchés toujours plus larges pour ses produits, la bourgeoisie envahit le globe entier. […] Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays.[…], elle a enlevé à l’industrie sa base nationale. Les vieilles industries nationales sont détruites […] Elles sont supplantées par de nouvelles industries dont l’introduction devient une question vitale pour toutes les nations civilisées, industries qui n’emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus éloignées, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans tous les coins du globe. A la place des anciens besoins, satisfaits par les produits nationaux, naissent de nouveaux besoins satisfaits [venant] des contrées les plus lointaines […]. A la place […] de nations se suffisant à elles-mêmes, se développe un trafic universel […], ce qui est vrai pour la production matérielle s’applique à la production intellectuelle. […] Sous peine de mort, elle [la bourgeoisie] force toutes les nations à adopter le mode de production bourgeois ; elle les contraint à introduire chez elles ce qui s’appelle la civilisation, c’est-à-dire à devenir bourgeoises. En un mot, elle crée un monde à son image. Elle [la bourgeoisie] a subordonné la campagne à la ville, les nations barbares ou semi civilisées aux nations civilisées, elle a subordonné les pays agricoles aux pays bourgeois, l’Orient à l’Occident ».
La globalisation constitue la construction d’un marché mondial unifié tant du point de vue des processus de production que de la circulation des flux financiers. Les rapports de production et d’échange capitaliste sont gérés et dirigés par les pays impérialistes au détriment des pays dominés, eux même dirigés par une bourgeoisie enrichie dans le commerce avec les pays impérialiste. Ce marché mondialisé anéantit, en effet, toute réminiscence aux modes de production préexistants ; dans lesquels les bourgeoisies des pays dominés ne jouent qu’un rôle de sous-traitant de bout de chaîne.
Pour asseoir son mode de production capitaliste, la bourgeoisie s’est appuyée sur une idéologie basée sur l’illusion de liberté et de modernité. La liberté de commerce et d’industrie est le credo du capitalisme ; et l’accumulation du capital, qui s’en est suivie, a fait ressentir le besoin de conquêtes de territoires de plus en plus vastes et de plus en plus éloignés, la recherche de matières premières, de nouveaux marchés et de nouvelle main-d’œuvre. Ce fut l’ère du colonialisme.
Si le terme d’impérialisme est utilisé abondamment dans la littérature politique, la définition de ce concept est souvent peu rigoureuse et recouvre des réalités bien différentes. Certains conçoivent l’impérialisme simplement comme la capacité d’un État à en dominer un ou plusieurs autres. Pour eux, l’impérialisme se réduit à la notion d’Empire. Souvent ils limitent cette notion aux Etats-Unis. Du coup, la nature de l’impérialisme comme stade de développement du capitalisme est effacée.
En suivant cette réduction de l’impérialisme à l’Empire, les concurrents et/ou ennemis des Etats-Unis seraient donc, par nature, anti-impérialistes. Ainsi, la Russie et la Chine joueraient-ils ce rôle dans leur conduite internationale. Se placer de ce point de vue n’est évidemment pas sans conséquence politique. Elle conduit des partis communistes dans le Monde à soutenir leur classe dominante au nom de la défense de « l’intérêt national » et/ou de « l’union nationale ».
Lénine, le premier, a donné de l’impérialisme une définition rigoureuse. Il développe son analyse dans la brochure : L’impérialisme stade suprême du capitalisme(3) publié en 1916. Aux yeux de Lénine, impérialisme et capitalisme ne font qu’un à un stade de développement déterminé de ce dernier. Lénine écrit : «L’époque du capitalisme moderne nous montre qu’il s’établit entre les groupements capitalistes certains rapports basés sur le partage économique du monde et que, parallèlement et conséquemment, il s’établit entre les groupements politiques, entre les États, des rapports basés sur le partage territorial du monde, sur la lutte pour les colonies, la «lutte pour les territoires économiques ».
L’analyse de Lénine, s’appuie sur la loi de développement de l’économie capitaliste, celle de la recherche du taux de profit maximum, de l’accumulation et de la concentration du capital. Lénine, donne de l’impérialisme une définition englobant les cinq caractères fondamentaux suivants :
1) concentration de la production et du capital parvenue à un degré de développement si élevé qu’elle crée les monopoles, dont le rôle est décisif dans la vie économique.
2) fusion du capital bancaire et du capital industriel, et création, sur la base de ce «capital financier », d’une oligarchie financière.
3) exportation des capitaux prend une importance toute particulière.
4) formation d’unions internationales monopolistes de capitalistes se partageant le monde (cartels).
5) fin du partage territorial du globe entre les plus grandes puissances capitalistes. L’impérialisme est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s’est affirmée la domination des monopoles et du capital financier, où l’exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan, où le partage du monde a commencé entre les trusts internationaux et où s’est achevé le partage de tout le territoire du globe entre les plus grands pays capitalistes.
Notre parti s’appuie sur la conception léniniste de l’impérialisme. Il s’emploie à analyser les transformations profondes qui se sont produites et se produisent dans le développement du capitalisme à l’échelle mondiale dans un contexte où, pour l’essentiel depuis la décomposition de l’URSS, il domine les rapports sociaux à l’échelle mondiale.
Depuis le début du XXe siècle et après deux guerres mondiales impérialistes, la domination des monopoles transnationaux, la fusion du capital financier et du capital industriel, la mondialisation capitaliste avec les processus de délocalisation de la production, tous les traits dont Lénine avait cerné les caractéristiques, se sont développés et approfondis.
La guerre en Ukraine a mis en évidence les différences d'analyses sur la question de la nature de l'impérialisme. Pour certains, nous l’avons déjà pointé, il n’existe qu’un seul impérialisme, l’impérialisme des Etats-Unis. Partant de ce postulat, ils exonèrent la Russie de toute responsabilité dans le conflit ukrainien, cette dernière n’ayant fait que répondre à la stratégie d’encerclement des Etats-Unis et de son outil militaire qu’est l’OTAN.
Ce raisonnement présente deux faiblesses : la méconnaissance de la nature même de l’impérialisme comme forme moderne du capitalisme et l’absence de toute analyse de la politique de l'État russe post-soviétique.
L’impérialisme ne se réduit pas à une politique étrangère agressive. Il est avant tout un système économique et social, caractérisé par la fusion du capital industriel et du capital bancaire dans ce que Lénine a appelé le capital financier. Le capitalisme a d’abord été celui de la « libre concurrence » qui a engendré la concentration de la production laquelle a conduit aux monopoles industriels et bancaires fusionnés et liés à l’Etat pour constituer le capitalisme monopoliste. Le capitalisme de la « libre concurrence » était celui de l’exportation de marchandises, celui des monopoles est devenu celui de l’exportation de capitaux. Le marché intérieur n’étant plus suffisant pour les monopoles il leur fallu élargir leurs territoires économiques. Ce qui engendra la concurrence entre Etats aboutissant au partage du monde.
« L’impérialisme est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s’est affirmé la domination des monopoles et du capital financier où l’exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan où le partage du monde a commencé avec les trusts internationaux et ou s’est achevé le partage de tout le globe entre les grands pays capitalistes ». Cette définition de Lénine dans son ouvrage « L’impérialisme stade suprême du capitalisme » est toujours d’actualité. Elle ne s’applique pas à un pays particulier, mais à tous les pays capitalistes qui ont atteint un certain stade de développement. Les bourgeoisies des pays développés cherchent à conquérir le monde pour s’en approprier les marchés quitte à s’affronter militairement. Ce d’autant que les productions militaires sont sources de profit. L’Impérialisme c’est la guerre(4).
Les monopoles sont désormais des multinationales. Elles ne se contentent pas de rechercher de nouveaux revenus, elles recherchent une nouvelle main d’œuvre, abondante et moins chère et des nouveaux marchés plus vastes que ceux de leur pays d’origine. Elles utilisent au mieux de leurs intérêts les nouvelles technologies. Elles disposent de l’appui massif de leur Etat d’origine.
L’impérialisme aujourd’hui est déterminé par la prédominance des relations économiques et financières et plus rarement par l’asservissement pur et simple et l’occupation physique.
Contester que la Russie est un Etat appartenant au système impérialiste, c’est contester que l’impérialisme n’est pas intrinsèquement lié au capitalisme comme l’a soutenu Lénine. Qu’une bourgeoisie ou classe dirigeante planifie l’expansion de l’accumulation ou veuille défendre ses intérêts industriels ou financiers, elle doit s’inscrire dans le système impérialiste. C’est le capitalisme qui engendre l’impérialisme systémique, que ce soit au stade du capitalisme monopoliste ou à celui actuel du capitalisme financier mondialisé. Le capital russe depuis 1991 s’est considérablement concentré, il a des objectifs internationaux et des intérêts mondiaux. Le capitalisme russe est monopoliste à un degré très élevé avec un pourcentage énorme d’industries et de banques entre les mains d’un petit nombre de groupes oligarchiques. Le capital russe est motivé comme tout capital par les exigences de la concurrence nationale et mondiale. Ce n’est pas parce que la Russie est rentrée récemment dans le système capitaliste qu’elle ne fait pas partie de l’architecture impérialiste.
La Russie est totalement intégrée au système financier capitaliste mondialisé. Depuis 2006 l’Etat a totalement libéré les mouvements de capitaux, le capital russe s’investit librement à l’étranger et le capital étranger s’investit en Russie.
2°) La Russie depuis 1991 est devenue un pays capitaliste. L’effondrement du socialisme a fait place à un Etat sous la domination des Etats-Unis, inspiré par l’école de Chicago et les théories de Milton Friedman qui ont directement inspiré les politiques de D. Reagan et M. Thatcher. La thérapie de choc destinée à éradiquer toute trace de l’héritage soviétique a permis aux anciens cadres du Parti communiste, nouveaux kleptocrates, de s’enrichir outrageusement en s’appropriant le potentiel industriel par le biais des privatisations. Ils constituent ainsi une nouvelle bourgeoisie à tendance compradore qui a accompagné une désindustrialisation drastique conjuguée à un recul des droits sociaux et une explosion de la pauvreté.
La venue de V. Poutine a permis un redressement de l’Etat, la mise au pas de certains oligarques. La dévaluation du rouble de 2008 et la montée en flèche des matières premières ont remis en selle l’économie russe et permis le paiement des salaires des fonctionnaires.
L’Etat est intervenu pour structurer des domaines stratégiques comme celui de l’énergie afin de rétablir une mainmise « publique » à savoir d’une partie de la bourgeoisie décidée à lancer le pays dans la reconquête de son rang antérieur… pour son plus grand bénéfice. L’Etat a soutenu l’émergence ou la consolidation d’entreprises capables d’affronter la concurrence mondiale dans les domaines de l’énergie nucléaire, de la métallurgie, l’aéronautique, et l’armement. Il s’agissait d’utiliser la rente minière pour moderniser et diversifier une industrie largement obsolète.
Cependant, depuis 2008, la Russie est en stagnation. L’économie russe est vulnérable, elle dépend trop de l’économie de rente extractive et de son intégration au système financier international. Si les oligarques ont été, partiellement éloignés des centres de décisions du pouvoir, ils ont préféré placer leur immense fortune à l’étranger plutôt que dans des investissements productifs en Russie. En 2013, 110 personnes possédaient 35% de la richesse privée de la Russie.
La stagnation de l’économie russe s’est accompagnée d’une augmentation de la pauvreté, Plus de 13% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. L’extrême répartition inégale des richesses est une des caractéristiques de la Russie.
Incapable de moderniser son l’économie, la Russie a un problème de ressources pour assurer ses dépenses militaires, ses dépenses publiques et sociales. Elle a donc comme dans tout État capitaliste tapé dans les dépenses sociales et notamment celles des retraites, mais face aux manifestations de masse le pouvoir fut contraint de reculer.
Face au mécontentement d’une grande partie de la société et à sa perte de légitimité V. Poutine a joué la carte du nationalisme.
Des courants marginaux ultranationalistes, déjà très actifs à la fin de l'URSS, ont pu ainsi avoir accès aux médias répandant le chauvinisme grand russien qui révulsait tant Lénine. Idéologie qui fait des ukrainiens (appelés les petits russes) et des biélorusses (appelés russes blancs) des subordonnés des … « grands russes ». L’Ukraine est alors présentée comme un Etat factice porté à bout de bras par les Etats-Unis. Il est vrai que jusqu’à l’élection de V. Zelensky, et ce dernier n'a pas dérogé aux orientations antérieures de l'État ukrainien, l’Etat ukrainien était sous la domination des oligarques qui entretenaient leur propre milice. Le nationalisme russe était alimenté par le nationalisme ukrainien et l’existence de groupes nazis financés par les oligarques et la glorification par certains du nationaliste ukrainien antisémite Bandera qui collabora avec les nazis.
La rhétorique anti nazi fut utilisée pour justifier l’intervention militaire en Ukraine comme étant dans la continuité de la Grande Guerre patriotique.
Le but de la Russie en envahissant l’Ukraine est de s’approprier tout ou partie de son territoire. Si la valeur économique de cette annexion est relativement faible, celle géostratégique de contrôle de la mer noire et de l'accès aux mers chaudes fait partie des préoccupations constantes de l'État russe. En s'attaquant à l'Ukraine, la Fédération de Russie tente de desserrer l'étau des sanctions en cours depuis 2014 à la suite de l'annexion de la Crimée. Elle oriente encore plus nettement son positionnement dans une alliance avec la Chine.
C’est l’essence même de l’impérialisme de s’assurer la conquête de territoires pour assurer son hégémonie et saper celle de son adversaire. Dans l’impérialisme le partage des zones d’influence ne peut reposer que sur la force. La puissance économique de la Russie n’étant pas suffisante pour intégrer l’Ukraine dans sa zone d’influence, elle a eu recours à la force pour arriver à ses fins. Elle a envahi l’Ukraine, pays aux frontières internationalement reconnues, sans déclaration de guerre, comme si cela était une simple opération de police.
L’armée russe comme n’importe quelle armée est à l’image de son pays, une société de violence sociale ou tout ce qui est pouvoir n’hésite pas à recourir à la violence physique pour contraindre les oppositions au silence.
Si les Etats-Unis masquent leurs interventions derrière un groupe paramilitaire comme Black-water, la Russie fait de même avec plusieurs groupes paramilitaires dont le plus connu est le groupe Wagner, connu pour ses nombreuses exactions et exécutions sommaires. Tout comme les Etats-Unis, la Russie est un marchand d’armes qui est peu regardant avec les pays avec qui elle fait des affaires, comme la Birmanie, l’Arabie Saoudite, la Turquie et une kyrielle de pays africains à qui elle offre ses groupes paramilitaires en protection des chefs d’Etat. Vendre du matériel militaire est un moyen d’élargir sa zone d’influence et de réduire d’autant celle de son adversaire.
Si l'affrontement au sein de l'impérialisme se focalise aujourd'hui sur la guerre en Ukraine, ce serait oublier que le terrain principal de l'affrontement au sein de l'impérialisme s'est déplacé vers la zone Asie-Pacifique et tout particulièrement dans la concurrence pour l'hégémonie que se livrent les Etats-Unis et la Chine(5). Cette situation fait dire que nous passerions d'un monde unipolaire, dominé entièrement par les Etats-Unis, à un monde multipolaire où plusieurs centres agiraient et pèseraient pour assurer un équilibre mondial. Raisonner ainsi, c'est oublier que si monde multipolaire il y a, ce monde est dominé par le capitalisme et sa forme moderne qu'est l'impérialisme. C'est sous ce prétexte de monde multipolaire en construction que le Parti Communiste de Chine a organisé le 28 juillet dernier un forum international de partis communistes pour appuyer sa politique étrangère qui est avant tout celle d’une grande puissance. Elle est un soutien indéfectible de la dictature Birmane, quelle fournit en armement. Elle est le premier pays à avoir reconnu le régime des talibans. Elle « poldérise » les ilots de mer de chine méridionale afin d’accroitre sa Zone Economique Exclusive rentrant en conflit avec tous les pays de la zone dont le Vietnam pourtant dirigé par un parti communiste. Elle a établi une base navale à Djibouti pourtant fort éloigné de sa frontière, son activité s'est renforcée dans tous les continents et en particulier autour de la stratégie dite des " nouvelles routes de la soie"(6) .
Pour nous, comme de nombreux partis communistes qui se sont exprimés dans une déclaration commune :" Non à la guerre impérialiste en Ukraine", la question de l'impérialisme doit être clairement identifiée, comme celle du capitalisme moderne mondialisé et globalisé. C'est à partir de cette conception que nous prenons position sur les questions internationales et menons une politique active de solidarité internationaliste.
La question majeure qui se pose face à ce constat de la montée des dangers d’affrontements militaires est : sommes-nous impuissants face à cela ? La réponse est non, car tout dépendra de l’action conjuguée des peuples pour refuser cette marche funèbre. Pour cela, il faut tout d’abord que ces questions viennent fortement sur la place publique, surtout quand les forces politiques parlementaires s’emploient à en cacher l’essentiel, préférant les longues discussions sur une journée végan dans les cantines ! Ensuite, il faut le rassemblement et la lutte pour exiger l’arrêt de la course aux armements sans oublier que la cause profonde des menaces c’est la nature même du capitalisme qui comme l’écrivait Jaurès en son temps : « Votre société violente et chaotique, même quand elle veut la paix, même quand elle est à l’état d’apparent repos, porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage ». Raison de plus pour combattre le capitalisme jusqu’à l’abattre et construire une société socialiste faisant de la coopération entre les peuples, le fer de lance d’une politique de paix.


(1) https://www.sitecommunistes.org/archives/bn130216rap.html
(2) Karl Marx, Friedrich Engels, Manifeste du Parti Communiste, Éditions sociales, 1983
(3) V. I. Lénine, L’impérialisme stade suprême du capitalisme, Les Éditions du Progrès, URSS, 1967
(4 )Nils Andersson; le capitalisme c'est la guerre, http://www.cuem.info/?page_id=1241
(5) Communistes Hebdo N°718: https://www.sitecommunistes.org/index.php/monde/monde/1460-le-centre-des-affrontements-au-sein-de-l-imperialisme-se-deplace-vers-la-zone-asie-pacifique
(6) https://www.sitecommunistes.org/index.php/monde/asie/1362-chine-14e-plan-quinquennal
    https://www.sitecommunistes.org/index.php/monde/asie/96-chine-usa-une-guerre-commerciale-ou-le-repartage-du-monde

 SOURCE:

https://www.sitecommunistes.org/index.php/publications/documents/2007-a-propos-de-l-imperialisme-aujourd-hui

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