Osons le dire

« L'affaire Georges Frêche ou le comportement pas très « catholique » du Parti Socialiste » par Laurent VASSALLO

Quand on veut tuer son chien, on l'accuse de la rage !

Les bons vieux dictons font recettes au parti socialiste, surtout quand ils sont repris par des médias complices, dont la légèreté du traitement de l'information rappelle leur comportement à la veille de l'élection présidentielle d'avril 2002, qui  conduisit à la défaite au premier tour du candidat socialiste.

Cet épisode risque très certainement de  renforcer le sentiment de défiance des Français à l'égard de la presse. Les chiens de garde, comme sont parfois appelés les médias, se repentiront bien vite d'avoir été les instruments de la direction du parti socialiste et les fossoyeurs de la démocratie interne de ce parti qui, rappelons le tout de même, a désigné à une forte majorité, en région Languedoc Roussillon, Georges Frêche comme tête de liste aux élections régionales.

Plus révélateur à nos yeux, cette affaire est une nouvelle démonstration de l'état de déconnexion de la direction du parti socialiste avec sa base et au-delà, de l'absence de projet politique et stratégique pour les années à venir.

Le parti socialiste est comparable aujourd'hui au parti radical de la fin des années 50, qui certes pour ce dernier fut le père géniteur des valeurs républicaines du début du XX° siècle en France, mais qui ne sut pas après la seconde guerre mondiale prendre la mesure des changements et des aspirations de la société française.

N'oublions jamais que le parti socialiste naquit de la volonté d'un Homme, François Mitterrand, sur un projet de société, l'égalité pour tous, avec une base militante, ouvrière et intellectuelle. Aujourd'hui l'Homme nous a quitté, le projet a muté en pseudo social démocratie, la base s'est effritée.

Le parti socialiste est devenu le parti de la classe des élus.

Or, un homme a fait ce constat et appelle le parti socialiste à se saborder pour mieux renaître : Georges Frêche.

Tout le monde reconnaît à Georges Frêche sa capacité à se projeter dans l'avenir, les réalisations à Montpellier et en région Languedoc Roussillon en sont la preuve.

Il est donc capable d'une vision prémonitoire sur l'avenir du Parti Socialiste et sans concession ce qui gênent les dirigeants du parti bien installés dans leur fauteuil.

Si Georges Frêche est aujourd'hui à nouveau dans la tourmente médiatique, le parti socialiste est lui très certainement sur son déclin à plus ou moins long terme, pour ne pas avoir pris le virage nécessaire afin de répondre aux nouveaux enjeux et aux nouvelles aspirations de la société française.

Laurent VASSALLO

Responsable national des Clubs « Penser la France »

Membre de la rédaction Politique-actu.com

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